A Nantes, il faut absolument visiter le château des Ducs de Bretagne. Le bâtiment est magnifique, et le musée qu'il abrite très instructif. On y apprend par exemple que la région nantaise abritait des manufactures d'impressions sur étoffe, à la planche, donc des indiennes. Comme à Nîmes.

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De 1686 à 1767 les toiles imprimées font l'objet d'une interdiction de commerce et de fabrication sur le territoire français. Les armateurs négriers parviennent cependant à trouver des fournisseurs en Hollande, en Angleterre et en Suisse.
A Nantes, après 1758, sur les îles de la Petite et de la Grande Biesse, de nombreuses manufactures de toiles imprimées apparaissent. On en dénombre une douzaine à la fin du XVIII° siècle comme Langevin, Gorgerat, Favre Petitpierre, Davies, Forestier ou Dubern. Environ 1200 personnes y travaillent et 112000 pièces de toiles y sont réalisées chaque année. Les modèles destinés au commerce européen y côtoient ceux qui partiront pour l'Afrique. Les toiles imprimées représentent entre 60 et 80% de la valeur de la cargaison de départ d'un navire négrier.

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