Tisser, Broder, Sublimer, ombrelles et col
Dupuis (fabricant d'ombrelles), ombrelle marquise, vers 1860.
Application de dentelle de Bruxelles dite « d'Angleterre » en lin sur tulle, dentelle aux fuseaux avec modes à l'aiguille (les pois creux du semis du fond sont exécutés à l'aiguille), sergé de soie, passementerie de soie, embout, aiguillettes, mât et poignée en ivoire sculpté, coulant et coulisseau en métal doré, fanons de baleine, doublure en pongé de soie.
Lefébure (dentelle attribuée à), couverture d'ombrelle, 1875-1880.
Dentelle Chantilly aux fuseaux en fil de soie.
Jeanne Desgranges (dessin), col, vers 1900-1910. Dentelle à fond craquelé dite « guipure de Venise » à l'aiguille en fil de lin.
Ce grand col a été exécuté d'après un dessin de Jeanne Desgranges, peintre néo-impressionniste et décoratrice, fille d'Isabelle Toudouze et petite-fille d'Anaïs Toudouze, toutes deux peintres et illustratrices. D'après Anne Kratz, spécialiste de dentelles, dans le catalogue d'exposition du Palais Galliera Modes en dentelles, en 1983, ce col pourrait être le travail de l'école La Gergovia, à Issoire, fondée par le marchand-fabricant A. Lescure. Le « fond craquelé » semble avoir été très à la mode dès 1892, date à laquelle il était déjà imité en dentelle mécanique.
Ma photo est un peu floue mais c'est très rare de voir une pièce de dentelle d'époque et de style Art Nouveau.