Au mois de septembre j'ai été interpelée par de grandes affiches dans ma commune, faisant la promotion de l'opération Mobile sans ma voiture. Intéressant. Je regarde les conditions du dispositif: en échange de l'accès gratuit aux transports en commun de toute la métropole Aix-Marseille (en plus de ceux de ma communauté de communes qui sont gratuits pour tous, je l'ai déjà dit), et d'un crédit pour des vélos et des voitures en partage, il faut laisser sa propre voiture dans un parking pour le mois entier. Inenvisageable avec des enfants même un peu grands, il peut toujours y avoir une urgence. Mais j'ai voulu mener ma propre expérience pendant ce mois, et voir les trajets que je peux faire sans voiture personnelle.

Il y a déjà beaucoup de choses que je fais à pieds dans le village: la Poste, la boulangerie, le marché (on a un petit marché le jeudi matin avec un marchand de primeurs, une volaillère, un marchand de fromage et charcuterie, un poissonnier, et depuis deux semaines un boucher-charcutier), mon cours de sport, la médiathèque. Je peux aussi aller à pieds au supermarché en bas du village, l'aller-retour me prends 45 minutes. C'est faisable si les courses ne sont pas trop lourdes, pendant le mois d'octobre j'ai dû y aller en voiture une fois.

Je profite de la gratuité des transports en commun pour aller à Aubagne, en centre-ville ou dans la zone commerciale des Paluds, en car. En plus le car prend l'autoroute (payante), ce qui est plus rapide que moi en voiture (par la route). Souvent quand je parle des transports gratuits de la communauté de communes, on me rétorque que c'est payé par les impôts. Certes, et comme je paye mes impôts, et bien j'utilise mes impôts. Pendant le mois d'octobre je suis allée 4 fois en centre-ville et 2 fois en zone commerciale en car. Je suis aussi allée deux fois en centre-ville en voiture, pour cause de retour après la fin de service des cars, et une fois aux Paluds, pour courses lourdes à porter, soit en tout 80,4 km.

Le vendredi soir je vais chercher mon panier de légumes entre Saint-Savournin et Cadolive, à des horaires où les transports ne sont pas adaptés, et en plus c'est lourd. Une fois par mois, panier de légumes dans la voiture, sur le chemin du retour je passe par Gréasque faire des courses à l'épicerie itinérante et sans emballages "Au Poids Chiche". Au total pour le mois d'octobre ça représente 53 km.

Et là où les choses empirent, c'est pour l'activité de ma dernière. J'ai fait 6 allers-retours au club équestre pour les cours, soit 175,2 km. Je suis obligée de l'accompagner: pas de transport en commun pour aller au club équestre (quelle idée de mettre un club équestre en pleine nature aussi, peuvent pas brouter l'herbe entre les pavés les chevaux?). Mais ce n'est pas fini, c'est qu'il y a aussi les compétitions et les stages. Une compétition signifie qu'il faut être au club en général vers 6h du matin, mettre les chevaux dans le camion, mettre les affaires dans la voiture, aller sur le lieu de compétition en convoi, et le soir trajet retour. Il y a eu une compétition au Lion d'Or de Cuges-les-Pins, 72,2 km. Un stage aux écuries du Riboulam à Cornillon Confoux, et j'en ai profité pour aller jusqu'à Saint-Rémy, ce fut une grosse journée à 219,6 km.

J'ai aussi groupé accompagnement au club équestre et activité pour moi, pour 48,5 km, et une autre fois pour raison d'horaire j'ai dû aller chercher ma fille au lycée à Aubagne pour aller directement au club équestre, le tout pour 67,5 km.

Cela fait un mois à 716,4 km d'utilisation de la voiture, pour lesquels je ne peux pas faire autrement que de l'utiliser.

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Mais ça vaut la peine: Pauline et Qahia ont fini classé et deuxièmes de leurs parcours à Cuges.