Il fallait vraiment le vouloir pour aller voir cette exposition : Variations textiles XXL ! Le RER ça va, mais sur place pour aller de la station à la salle, très peu de panneaux de direction. Un en sortant de la gare, et au croisement suivant, il faut deviner. Mais l'exposition était intéressante.
Nelson Aires, Polukrômos. Sang sur popeline de coton, dimensions variables.
Les toiles libres constituant « Polukrômos (2023-2026) » sont toutes obtenues à partir de la répétition sérielle d'un seul et même pliage, qui permet de rendre visible près d'une cinquantaine de motifs, dont la reproduction exacte reste impossible, tout en matérialisant des lignes de fuite et des connexions. Refusant toute forme finale définitive, ses peintures sont toujours installées de manière différente selon les lieux : chaque exposition donne naissance à un nouvel agencement, qui sera déconstruit puis reconstruit, autrement, ailleurs.
Le résultat est similaire à ce que j'ai fait en teinture, mais du sang...
Emilie Zitter, Deux créatures racines entremêlées, couture, broderie, 30 x 70 cm.
Constituées de matériaux naturels tels que toile et fils de coton, laine et brou de noix, les formes cousues et rembourrées, patinées et brodées cherchent à confondre le regard en imitant l'organique. Grâce au volume et à la matière une vision fantastique s'incarne et devient tangible.
Iris Frère, Refuge de mes pensées, dentelle aux fuseaux, 140 x 160 cm.
La forme de la maison rappelle l'intime, la protection. Pour moi, le fil ici matérialise les souvenirs d'une vie et le passage du temps.
Élodie Derache, Mutations, tricot, couture, acier soudé, 150 x 130 cm.
Comment tenir encore quand tout s'effondre.
Il y avait beaucoup d'autres œuvres très jolies mais pas forcément photogéniques. S'il y a de futures éditions de cette exposition, je vous la conseille.