Réduis ton stock en mars (saison 9)
Après février neutre voici mars.
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Après février neutre voici mars.
Après janvier et la saison des soldes, voici février.
L'atelier de Capucine, de Didier Cornaille.
Si la mignonne et débrouillarde Capucine a renoncé à la ville, ce n'est pas par dépit de n'y avoir pas réussi. Bien au contraire, en choisissant de devenir la raccommodeuse des petits accidents vestimentaires, elle s'est attiré beaucoup d'amitiés. Encouragée par Tonin, son bûcheron de grand-père, et par le séduisant Bastien, citadin repenti, Capucine vient installer son modeste atelier chez ce dernier, au fin fond de la campagne. L'entreprise devient florissante, ce qui lui vaut, cette fois, de devoir compter avec des ennemis aussi redoutables qu'inattendus...
Portée par une héroïne des temps modernes, une histoire aux contours de fable, profonde, juste, pleine de sagesse.
L'histoire se passe dans le Morvan, mais sans localisation précise. Le livre se lit vite, c'est plaisant mais pas très réaliste, ne retoucher que des poches de jean, vraiment ? Cela m'a fait passer le temps d'un trajet en train.
Tout au bout de la salle d'exposition de dentelle, un mur avec des tissus brodés et cousus ensemble. Si on le regarde bien, on remarque une symétrie, mais une symétrie imparfaite. Ces carrés ont été coupés dans les manches de la chemise traditionnelle de la région. La partie du coude était brodée, sans doute pour renforcer cette partie qui s'use plus vite. Mais la symétrie parfaite porte malheur, alors il y avait toujours une différence entre la manche gauche et la manche droite.
Les motifs sont tellement typiques de la région que cela a inspiré la peinture au sol d'une des places principales de la ville. Malheureusement il faudrait monter sur un des bâtiments autour pour en avoir une vue d'ensemble.
L'exposition présentait aussi des réalisation plus contemporaines de cette technique traditionnelle, toutes des œuvres de Ani Yoveva.
Elle était présente pour faire de la démonstration, nous avons même pu voir qu'elle travaille certains modèles avec un brin de mouliné de soie.
À Doupnitsa nous avons visité une exposition de dentelle à l'aiguille Kene.
La dentelle à l'aiguille kene est l'une des dentelles les plus exquises créées par les mains des femmes bulgares. Elle est réalisée avec une simple aiguille à coudre et du fil sur un morceau de tissu, sur une base au crochet en mailles serrées ou selon une technique encore plus particulière : sur une base en crin de cheval. Elle est répandue dans toute la Bulgarie et, selon les régions, elle est connue sous différents noms : « kene », « zaraflca », « kukla », etc. Elle diffère également par ses méthodes de production, son ornementation, sa taille et les matériaux utilisés.
Chemise de femme (koshulya) avec dentelle à l'aiguille kene, création contemporaine Ani Yoveva.
La dentelle kene se travaille avec un nœud simple et un nœud double. Le nœud simple est utilisé pour assembler les coutures et confectionner des serviettes de table. On peut faire de magnifiques motifs représentant des éléments de la faune et de la flore bulgares. Les femmes bulgares ornent habilement leurs encolures, colliers, serviettes, foulards, draps et sous-vêtements avec ces motifs. Chacune réalise la dentelle selon son imagination et son savoir-faire, avec des fils de couleurs, des ornements floraux et géométriques sont brodés sur le réseau, et l'ouvrage se termine par des perles. Souvent, des éléments plus denses, crochetés, sont également incorporés à la dentelle.
Dentelles pour les manches d'une chemise de femme de la région de Doupnitsa, début du XXe siècle.
Les petites dentelles, denses et serrées, faites de fil de soie, le plus souvent sur du crin de cheval, sont typiques de Plovdiv et de Koprivshtitsa. La dentelle de Koprivshtitsa est un chef-d'œuvre de la dentelle à l'aiguille. Le fil de soie permet de réaliser 10 à 15 tours pour un seul nœud. On obtient ainsi des formes différentes de celles produites en série, qui restent bien en place et ne nécessitent pas d'amidon. Le crin de cheval intégré leur confère une tenue supplémentaire. La dentelle à l'aiguille de Koprivshtitsa possède une couleur unique, une exécution d'une grande précision, et se distingue par son élégance et sa finesse. Un tel savoir-faire est aujourd'hui introuvable.
La dentelle de Samokov est faite avec un double nœud. La dentelle de cette région d'Ihtiman, Kostenets, se caractérise par des points ajourés, avec beaucoup d'espace entre eux, contrairement aux dentelles de Koprivshtitsa et de Plovdiv. Elle est faite sur une « échelle » crochetée avant avec du fil de coton. Elle est utilisée pour décorer les jupes et les manches des chemises féminines (koshuli), les tabliers de mariée (futi), et on trouve même de très simples dentelles sur les manches des chemises pour homme.
Tablier de mariée (futa) avec dentelle brodée kene, création contemporaine Yani Yoveva.
À Tran et Pernik, la dentelle à l'aiguille kene est également répandue. En plus des bordures, qui sont fabriquées au mètre pour décorer les draps et les jupes, et où la dentelle kene est travaillée en rangées, il existe également des ornements ronds, d'environ 5-6 cm, reliés les uns aux autres pour former une bande. Dans cette région la dentelle, en plus d'être utilisée pour décorer les jupes et les manches des chemises, est confectionnée avec des fils colorés et cousue sur les jupes des Tran litaks. Dans la région de Kyustendil, on trouve de la dentelle de deux types : la dentelle lâche, semblable à celle de Samokov et d’Ikhtiman, réalisée en fil de coton, et la dentelle épaisse, semblable à celle de Koprivshtitsa, réalisée en fil de soie. Un ornement très célèbre de cette région est le « hortse ». La dentelle kene est la plus fine. C'est parce qu'elle est faite avec un fil. Dans la dentelle de Kalofer, les fils sont toujours utilisés par paires et l'élément le plus fin est obtenu en tordant deux fils. Au crochet, la partie la plus fine de la chaînette est constituée de l'accumulation de trois épaisseurs de fil.
Partons pour Doupnitsa. La ville fut créée après l'invasion turque. Aujourd'hui c'est le centre de la culture du tabac. L'architecture pragmatique de l'époque communiste domine, il y a donc peu de bâtiments intéressants, à part la mosquée.