Vous savez ce que c'est quand on a vu un joli modèle, on tricote, on tricote, ça monte plus ou moins vite et quand toutes les pièces sont finies, pfff il faut assembler tout ça. C'est justement le pfff qui pose problème (on en reparlera prochainement sur ce blog, glups).
J'avais repéré ce gilet tout mignon dans le MCI numéro 73 (création La Droguerie).

La-Droguerie

 

Mais je ne me suis pas lancée, à cause du pfff.
Mais ça c'était avant. Non pas avant, mais avant l'arrivée fulgurante des modèles de tricot en provenance des pays anglophones, tricotés du haut en bas, technique appelée top-down. A l'envers donc, mais pas besoin de mettre la tête en bas. Impeccable pour ce genre de modèle avec des emmanchures raglan! Il n'y avait plus qu'à le calculer en top-down. Facile, avec les mesures de l'échantillon, 1 carreau = 1 maille (horizontalement) ou 1 rang (verticalement). Et on retourne le papier pour transformer les diminutions en augmentations et inversement.

2013_08_17_27

 

Ce qui donne presque le résultat attendu.

2013_08_17_25

 

Je dis presque, parce que les augmentations ne sont pas aussi discrètes que des diminutions, que ce soit pour l'effet cintré

2013_08_17_18

 

ou pour les raglans.

2013_08_17_14

 

Biais fait maison, dans le même tissu que ma robe à empiècement cache-cœur, pour une veste de la même couleur, si ça c'est pas réfléchi!

2013_08_17_17

 

Bon la robe est passée en machine avec un produit blanchissant un peu trop efficace, les couleurs ont pâli mais sont encore visibles. Mais la catastrophe (encore une catastrophe de lavage!) c'est la petite dentelle qui est complètement décolorée.

2013_08_17_21

 

Ça m'apprendra à acheter de la dentelle mécanique, je vous l'avais bien dit. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot, Jean-Pierre.